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Comment et pourquoi remplacer sa chaudière au fioul ?



Une des plus grandes dépenses énergétiques au quotidien, c’est le chauffage. Afin de limiter au maximum l’impact écologique de chacun, la tendance est aux rénovations énergétiques. Les propriétaires d’une chaudière au fioul réalisent alors rapidement l’importance d’améliorer leur équipement de chauffage.

Transition énergétique : le fioul jugé trop polluant

Loi Climat, normes européennes, mobilisation citoyenne : les changements liés à la crise climatique sont nombreux. Beaucoup de gouvernements expérimentent avec les normes environnementales et énergétiques. L’objectif, globalement, serait d’arriver à réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’idéal est d’arriver à de l’énergie positive, mais l’ambition est déjà d’atteindre la neutralité carbone au plus tôt.

En France, notamment, le gouvernement a décidé de prendre en considération l’opinion publique. Suite à une concertation citoyenne, plusieurs nouvelles réglementations ont été réfléchies. Parmi elles, la mise en place de restrictions strictes autour du fioul. Cette énergie fossile, en effet, fait partie de celles qui sont les plus polluantes. À partir de 2022, son utilisation sera par conséquent interdite au sein des foyers.

Concrètement, les chaudières existantes qui fonctionnent au fioul ne pourront pas être remplacées. De même, toute nouvelle installation de chaudière dès 2022 ne pourra pas utiliser cette énergie fossile. En prime, la Loi Climat souhaite interdire la location de logements jugés passoire thermique. Au vu de l’émission de CO2 réalisée par une chaudière au fioul, il est possible qu’un logement soit rabaissé dans son DPE pour cette raison.

À ce stade, ce sont pourtant près de 14 % des foyers énergétiques en France qui sont fournis en fioul. Pour les propriétaires de ces foyers, il est urgent de réfléchir à la transition énergétique de leur logement. Le fioul, en effet, ne pourra pas durer éternellement dans le circuit. Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’en changer avant la fin de vie de son appareil, autant se renseigner sur les alternatives et les aides disponibles.

Les chaudières à condensation, une alternative écolo

Avant de se décider sur le type d’appareil qui remplacera sa chaudière au fioul, il est nécessaire d’avoir en tête les obligations liées à son logement. Depuis peu, par exemple, les directives gouvernementales obligent les fabricants à créer des chaudières avec de très bons rendements. Pour les meilleures performances, il faut en général s’orienter vers la chaudière à condensation. Elles sont même obligatoires aujourd’hui dans les maisons individuelles.

Grâce aux nouvelles technologies, les chaudières à condensation peuvent tout autant servir de chauffage que de système d’eau chaude. Selon la place disponible et le budget, il faudra également choisir entre une version murale ou au sol. Elles proposeront toutes deux des performances similaires, mais le modèle mural est plus compacte et moins onéreux. Les propriétaires peuvent se renseigner sur la chaudière à condensation avec Izi by EDF Renov, par exemple, afin d’opter pour un modèle adapté à leurs besoins et leur logement.

La chaudière à condensation gaz est plébiscitée entre autres pour son fonctionnement. Elle permet généralement un rendement supérieur à 90 % quand des chaudières classiques dépassent difficilement les 80 %. Au contraire de celles à basses températures, la chaudière à condensation ne rejette pas les fumées. Celles-ci, issues de la combustion du gaz, se voient refroidies. La vapeur d’eau qui en découle est alors réutilisée en guise d’énergie thermique. 30 % d’économie d’énergie sont alors réalisés grâce à cet outil.

Faire le choix d’une énergie renouvelable

Au-delà du modèle de chaudière utilisé, un moyen de faire une différence écologique est sur la source de son énergie. Par conséquent, la France s’est engagée à ne fournir que du gaz vert 100 % d’ici à 2050. Avant cela, la loi transition énergétique pousse également à utiliser au moins 10 % de gaz renouvelable pour 2030. Cet objectif paraît ambitieux, considérant le taux de 1 % atteint à ce stade.

Afin d’encourager la transition énergétique du réseau de gaz français, il est donc possible dès aujourd’hui d’opter pour un fournisseur d’énergie verte. Qu’est-ce que du gaz vert, exactement ? Le biogaz est une énergie obtenue grâce à la méthanisation de déchets organiques. Produit localement, le biométhane réutilise les déchets agricoles ou des territoires. L’énergie est ensuite épurée de sorte à atteindre la même qualité que du gaz naturel.

En juillet 2020, 2,7 TWh de gaz vert avaient été produits. Cela permettait de couvrir en énergie renouvelable l’équivalent de 660 000 logements neufs. Si depuis l’été 2021 les nouvelles constructions ne peuvent plus être alimentées en gaz, le reste du parc immobilier français peut toujours y avoir recours. Les innovations liées aux chaudières à condensation gaz, après tout, permettent généralement d’opter pour cette alternative renouvelable plutôt que pour du gaz naturel.

Quelles aides pour changer sa chaudière ?

L’objectif gouvernemental est de réduire la production de gaz à effet de serre des bâtiments. D’ici à 2050, la Stratégie Nationale Bas Carbone souhaite en effet atteindre 87 % de réduction des GES dans le bâtiment. Troquer sa chaudière au fioul, énergivore et polluante, pour des alternatives écologiques est alors soutenu par l’État. Dans certains cas, le prix peut même être couvert jusqu’à 85 %.

Pour bénéficier des aides, il est toutefois nécessaire de répondre à des critères environnementaux. Par exemple, la chaudière de remplacement doit avoir une efficacité prouvée. Dans le cas des chaudières à condensation gaz, notamment, elles doivent depuis janvier 2021 atteindre 92 % de rendement minimum. Ce taux est valable pour les chaudières inférieures ou égales à 70 kW. Le Ministère de la Transition Énergétique proposera alors, selon le profil du foyer et la nature des travaux réalisés, différentes aides.

Le propriétaire peut d’ores et déjà s’orienter vers MaPrimeRénov ou vers un éco-prêt à taux zéro. Dans le cas des chaudières, tout particulièrement, il existe également la prime CEE, applicable sur les chauffages. Dans la majorité des cas, il faudra s’orienter vers un artisan qualifié RGE pour réaliser ses travaux énergétiques. Par conséquent, il ne faudra pas hésiter à se renseigner sur toutes les possibilités avant de changer sa chaudière au fioul.

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